« Art block » et déprime saisonnière

Cette semaine, comme annoncé la semaine dernière, on va parler de la déprime saisonnière et de son impact sur la créativité.

Pourquoi j’ai eu envie de vous parler de ce passage à vide ?

Tout simplement parce que je l’ai traversé cette année, que ce n’est pas la première année d’ailleurs, et que je me suis dis que je ne devais pas être la seule. Devant la quantité de « vies parfaites » que l’on nous présente aujourd’hui, notamment sur les réseaux sociaux, ces vie où tout semble toujours rouler, où tout le monde il est beau et il est gentil, j’ai eu envie de parler aussi de la vraie vie, celle où oui, y’a souvent de beaux moments mais où des fois, bah juste merde quoi, c’est pas la joie et c’est pas si grave que ça ! 😉

C’est déjà mon approche dans les Ateliers « Création et développement personnel », donc ça m’a semblé totalement naturel.

Reconnaitre ces épisodes de déprime saisonnière et les gérer.

C’est vrai, ça … Qu’est ce que c’est finalement ?

Vous remarquerez peut être, déjà, que j’emploi volontairement le mot « déprime » et non pas le mot « dépression » … C’est simplement parce que la dépression est une maladie, qu’elle est réelle et qu’elle ne se soigne pas avec un simple « coup de pied aux fesses » comme nous sommes beaucoup à le penser. Venir vers quelqu’un qui est en pleine dépression et lui dire qu’il faudrait juste qu’il se bouge un peu … C’est déjà ne pas entendre sa réelle souffrance, la minimiser, et renier complètement la maladie derrière ce mal être …

Mais je ne suis pas psychologue ni médecin, donc mon sujet aujourd’hui sera uniquement la déprime. Vous savez, ces petits passages à vide dans la vie, où rien ne trouve grâce à nos yeux, où tout semble creux et morne, et où la seule envie qu’on ai c’est de rester sous sa couette le matin et dormir toute la journée … ?

Comment on la reconnait ? Plutôt simple :

  • On se sent triste, irritable, parfois même en colère pour des choses qui habituellement ne nous touchent pas ou que très peu.
  • On a tendance à se renfermer sur soi, et on doit se forcer pour voir du monde, même les gens qu’on aime le plus.
  • On se sent fatigué. Envie de dormir, ou juste de rester sous la couette ou sous le plaid, dans le canapé.
  • On perd de l’intérêt pour les taches qui habituellement habillent notre quotidien, même celles qui nous apportent du plaisir (on va y revenir).
  • Parfois on mange plus, on a tout le temps envie de manger, notamment des plats « réconfortants » (coucou la double ration de tartiflette, le paquet de bonbons ou le paquet de granola entier ^_^) ou au contraire on n’a plus envie de manger.
  • On subit des troubles du sommeil (difficultés à s’endormir ou sommeil perturbé)

Quand survient elle ?

Généralement au milieu de la « période froide » (fin d’automne, début d’hiver) mais cela peut varier d’un individu à l’autre et d’une année sur l’autre.

Dans vos témoignages, j’ai relevé aussi à la fin de l’hiver. La période cocooning du début d’automne est passée (avec le retour des plaids et des chocolats chauds), les fêtes de fin d’année laissent un petit vide, et on commence à trouver le temps long avant le retour des beaux jours …

Dans mon cas cette année, elle s’est produite au début de l’automne, pour je pense plusieurs raisons : j’ai très peu profité de mon été au final (beaucoup de travail, pas de vacances, et je trouve que le temps n’était pas génial en dehors d’une ou deux semaine de canicule …) et j’ai eu le sentiment de plonger à nouveau dans les jours sombres sans avoir eu le temps de faire le plein de lumière ^_^

La situation de crise dans laquelle se trouve le monde aussi a beaucoup joué, avec toutes ses restrictions imposées, ce sentiment général d’absurde et de peur, les difficultés financières engendrées par les restriction d’activité …

Quelques soucis mineurs de santé et des résultats mitigés dans mes projets ont finis le tableaux !

Quelles en sont les causes ?

On ne sait pas réellement d’où viennent ces phases de déprime saisonnières mais il semble que la cause principale à ce mal être soit le manque de luminosité naturelle ! En effet, les jours raccourcissent, le temps se fait bien plus maussade …

J’ai remarqué personnellement que ce genre de période s’accompagnait aussi chez moi d’une carence en magnésium. Pour la détecter rien de plus simple : en plus des symptômes type irritabilité, troubles de la mémoire et fatigue, il en est un qui ne trompe pas : les spasmes musculaires ! La paupière qui tremble toute seule est un indicateur de ce genre de carence !

Enfin, le contexte général n’est pas à négliger selon moi, même s’il n’explique pas à lui tout seul que l’on plonge dans ces déprimes passagères … Les actualités, le contexte astrologique aussi (coucou Mercure rétrograde en cette fin d’année 2020 ^_^), les énergies autour de nous …

Ok, mais maintenant qu’on l’a identifiée, qu’est ce qu’on fait ?

Déjà, on commence par ne pas se rajouter une couche de mal être en culpabilisant 😉 !

Premier temps : accepter et accueillir.

Quand on prend conscience qu’on est pas en forme, la première chose à faire, je pense, c’est de ne pas se culpabiliser et surtout d’accepter notre état de fatigue général (physique et psychologique). Mais aussi, de ne pas le laisser s’installer durablement car c’est là que pourrait survenir une véritable dépression …

Dans vos témoignages, j’ai par exemple pu lire :

 » Un grand principe que j’applique depuis plusieurs mois et qui marche du tonnerre contre la déprime : Quand ça va pas, je préfère faire un jour « Grosse déprime » à rien faire du tout de la journée, regarder un film qui fait pleurer, se plaindre tout seul et dans son lit. Le soir, écrire tout ça (le soir ça aide à évacuer la journée), et se faire la promesse que le lendemain ça ira mieux ! Du coup on s’autorise à être bien triste mais pas trop longtemps pour pas s’habituer et le lendemain on reprends un rythme dynamique avec des tâches simples à faire qui boostent le moral (par exemple des petits rangements, genre celui du tiroir oublié qu’on a tous chez soi ». (Merci Marion pour ce témoignage précieux 😉 )

Ca résume très bien je trouve 🙂

Deuxième temps : « traiter ».

Une fois qu’on a bien intégrer notre gros coup de mou, c’est un peu bête à dire mais il ne faut pas laisser trainer trop longtemps !

Alors on peut commencer déjà par « traiter » un peu. Dans mon cas par exemple, c’est compléments alimentaires type magnésium justement (pour traiter la carence), et ça peut être aussi des vitamines comme la vitamine C et D (la vitamine du soleil !), de la gelée royale, de la valériane pour le sommeil etc … Il existe un grand nombre de compléments alimentaires de nos jours permettant un apport ponctuel de pleins de bonnes choses pour l’équilibre nerveux (je vous conseils les parapharmacies ou encore les magasins bio pour trouver votre bonheur 😉 ). N’hésitez pas à demander conseil aux pharmaciens ou au vendeurs.

Troisième temps : agir.

Alors ici, chacun sa méthode, l’essentiel étant de multiplier les tâches qui nous font du bien. Même quand on a pas envie 😉 C’est important de se forcer un peu, car si on laisse trop trainer la déprime elle a tendance à vraiment empirer.

La liste non exhaustive (contenant vos témoignages 😉 ) :

  • Faire des chocolats chauds (ou toute autre boisson qui vous apporte du réconfort, pour ma part c’est le thé vert citron/gingembre !).
  • Adapter sa routine de soin (prendre des bains quand on peut, prendre soin de soi de manière général avec des auto massage, des soins du visage, des cheveux …).
  • Regarder des films qui nous font du bien (dans vos témoignages on retrouve notamment les marathon Harry Potter et Seigneur des Anneaux :p ).
  • S’habiller avec des vêtements qui nous font nous sentir bien et nous mettent en valeur ! Et là je m’adresse tout particulièrement aux gens qui comme moi, travaillent à la maison : habillez-vous ! Même pour rester chez vous ! On laisse le pyjama et le peignoir dans la chambre (oui oui, je me le rappelle aussi à moi même xD ).
  • Maquillez-vous si cela vous fait du bien ! (Pour moi c’est une vraie thérapie ^_^).
  • Prendre l’air le plus souvent possible ou de manière rituelle : balades en foret ou en parc etc …
  • Faire un feu cheminée ou en mettre un sur youtube (si si ça existe et c’est génial quand on a pas de cheminée !).
  • Cuisiner des plats qui nous font du bien (Marion semble particulièrement apprécier les recettes à base courge xD ).
  • Changer de coupe ou de couleur de cheveux ! Un petit changement de tête peut parfois vraiment être salutaire.
  • Discuter avec vos amis et la personne qui partage votre vie ! Sans dissimuler qu’en ce moment c’est moyen moyen, mais sans non plus ne parler que de ça.
  • Le soir, créer chez vous une ambiance apaisante et magique : cristaux, bougies, encens, lumières tamisée …
  • Mettre votre pyjama doudou préféré (le soir venu !)
  • Méditer souvent (plusieurs fois par jour si c’est possible pour vous 🙂 ).
  • Ecouter de la musique et chanter !!!

En fonction du moment où survient votre déprime, il peut aussi être sympa de :

  • Décorer la maison ou l’appartement. Pour Halloween ou encore Noël …
  • Préparer Noël (les listes de cadeaux, le DIY, le menu …)
  • Préparer votre fête de Samhain

Dans une ambiance plus ésotérique, les petits rituels de purifications peuvent être intéressants en complément de tout le reste (j’insiste sur le « en complément ») !

  • Les bains purificateurs : à vous de trouver votre rituel ! 🙂 Personnellement, je met du seul de bain, quelques pierres de lithothérapie dans l’eau (en fonction de ce sur quoi j’ai envie de travailler), des bougies, de l’encens et je prend le temps de prier et de méditer dans le bain.
  • Les douches en conscience : lorsque vous vous douchez, vous pouvez imaginer toutes vos tensions, vos tristesses, vos angoisses, qui sont elles aussi lavées par l’eau, tout comme le sont votre peau et vos cheveux. Tout s’écoule alors et cela régénère un peu votre énergie.
  • Porter des cristaux protecteurs et régénérateurs : Labradorite, Agate blanche, Jaspe, ou encore Pyrite (liste non exhaustive bien évidemment).
  • Le matin en vous levant, demandez à vos guides, vos anges ou ce que vous voulez de vous aider à apprécier cette journée en vous apportant leur amour et leur protection. Sentez vous consciemment entouré et aimé, même si vous pensez être seul …
  • Le soir au coucher, faites un exercice de gratitude pour votre journée : trouvez trois choses qui vous ont fait du bien aujourd’hui. Par exemple pour moi hier c’était : mon café le matin, ma nouvelle couleur de cheveux, et la soirée agréable avec un bon poulet rôti chez les grands-parents de mon amoureux. Pas besoin de trouver des choses exceptionnelles 😉

L’impacte de la déprime saisonnière sur la créativité.

Pour terminer, on va faire un petit tour du coté de la créativité durant ces périodes de déprime ! Bah oui, on est quand même sur un blog qui parle de ça à la base :p

Pour ma part c’est très simple : durant mes épisodes de déprime je vois ma créativité et mon envie pur et simple de dessiner chuter à 0 ! L’activité qui me procure habituellement le plus de joie et de bien être se transforme en corvée lorsqu’elle devient une obligation (puisque c’est aussi mon travail 😉 ). Et j’ai pu lire aussi dans vos témoignage que créer et dessiner était le cadet de vos envies dans ces moments là.

Ok mais alors … Qu’est ce qu’on fait pour retrouver l’envie de créer ?

Et bien tout pareil que pour retrouver l’envie de se lever le matin : on intègre et on agit.

On passe quelques jours sans dessiner s’il le faut, il faut après tout que cela reste un plaisir … Mais dans le cas où je dessin est aussi votre travail, on fait face à ce qu’on appelle …

… Un Art Block …

L’art block, comme son nom le laisse suggérer, c’est quand on se retrouve bloqué dans son art et sa créativité !

On a plus envie de toucher un crayon ou un pinceau, et quand enfin c’est le cas et qu’on arrive à s’y remettre, tout ce qu’on parvient à sortir nous semble le produit d’un enfant de 3 ans … On se décourage, on est frustré, on a le sentiment d’avoir régressé et de ne plus savoir rien faire de ses dix doigts !

Alors pour ça, quelques petites astuces supplémentaires :

  • Rester dans sa zone de confort ! Pour le coup, c’est pas vraiment le moment de chercher à dessiner des choses dont vous n’avez pas l’habitude, et à vous confronter à vos limites en dessin. Il faut reprendre confiance en soi et en ses capacités.
  • Faire des petits croquis, sans chercher à faire un chefs d’œuvre à chaque fois. C’est moche ? On s’en fou, c’est pas fait pour être exposé au Louvre !
  • Amusez vous. Privilégiez temporairement les projets qui vous font vraiment envie pour le moment, en repoussant (un peu) ceux qui vous demandent plus d’implication, et revenez y quand vous vous sentez prêt.
  • Inspirez vous. Par des balades, observez votre environnements, allez faire un tour sur Pinterest (le saint Graal) … Cherchez des choses qui vous inspire, qui semblent simple à réaliser et faites vous plaisir.
  • Posez vous dans un environnement réconfortant et inspirant pour vous y remettre. Ca peut être votre bain (si vous parvenez à ne pas lâcher le carnet dans l’eau !), le canapé sous le plaid devant un bon film ou votre série préférée, par terre sur votre moquette moelleuse … Vous voyez l’idée 😉

Pour conclure …

Je pense avoir fait le tour de ce qu’était la déprime saisonnière, de ses impactes, et des différentes façons d’y remédier. J’espère que cela pourra être utile à certains d’entre vous !

Je précise à nouveau qu’il faut veiller à ne pas laisser cette déprime s’installer … Si elle dure plusieurs semaines, que vous êtes vraiment épuisé et que vous ne parvenez pas, malgré vos efforts, à retrouver la joie de vivre, il est fortement conseillé d’aller voir votre médecin pour en parler ! Dans mon cas, ces épisodes dépassent rarement trois semaines ( ce qui est déjà pas mal en vrai ^_^’ ). Attention à vous surtout !

Si vous avez des précisions, des astuces ou encore des questions, n’hésitez pas à laisser un petit commentaire sous l’article, je vous répondrai avec plaisir 😉

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